Il “principio di fraternità”, in nome dell’umanità, vince!

Il Consiglio Costituzionale, la più alta autorità giuridica francese, questo venerdì mattina 6 luglio 2018 ha affermato “qu’une aide désintéressée au ‘séjour irrégulier’ ne saurait être passible de poursuites, au nom du ‘principe de fraternité’, et a censuré en conséquence des dispositions du Code de l’entrée et du séjour des étrangers” (in basso alla fine un articolo de ‘Le Parisien’sulla sentenza), e cioè:

– ha rigettato come inaccettabile il “delitto di solidarietà” tanto caro anche ai recenti governi italiani,

per affermare, invece, il valore e la supremazia del “principio di fraternità” tra gli esseri umani, riprendendo i principi della Dichiarazione Universale dei Diritti dell’Uomo della Rivoluzione francese – Libertà, Uguaglianza, Fraternità – del 1793, la prima “Carta Costituzionale dell’umanità” a vocazione universale (nella cultura dell’epoca).

Si tratta di

Una gran bella giornata per l’umanità.

Un atto di giustizia e di fraternità nei confronti di tutti/e coloro che sono morti/e nel Mediterraneo ancora ieri a causa delle politiche antiumane e violenti contro gli stranieri.

Un invito fermo agli europei di continuare a battersi contro le politiche oggi prevalenti all’interno ed a livello dell’Unione europea in materia di aiuto e rispetto dei migranti.

Siamo tanti nei vari continenti impegnati a preparare la prima Agora degli Abitanti della Terra a Figueres, Catalogna, Spagna, dal 13 al 16 dicembre 2018. Uno degli obiettivi dell’Agora è di far sì che una dozzina di Comuni decidano di lanciare l’iniziativa ‘Abitante della Terra’, rilasciando a tal fine ai cittadini dei loro Comuni una carta d’identità che dirà semplicemente ‘Abitante della Terra’.

 

Gruppo promotore di ‘L’audacia nel nome dell’umanità’ ed organizzatore dell’Agora degli Abitanti della Terra. 

Per informazioni e contatti: press.agora18@gmail.com o via FB

 

 

Segue articolo de ‘Le Parisien’ sulla sentenza.

Le Conseil constitutionnel a affirmé vendredi qu’une aide désintéressée au «séjour irrégulier» ne saurait être passible de poursuites, au nom du «principe de fraternité», et censuré en conséquence des dispositions du Code de l’entrée et du séjour des étrangers.

Cette décision, qui promet de résonner comme un coup de tonnerre dans un contexte politique européen tendu, répond à une demande de Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de l’aide aux migrants à la frontière franco-italienne et qui réclamait l’abolition du «délit de solidarité».

Pour la première fois, le Conseil constitutionnel consacre le «principe de fraternité», rappelant que «la devise de la République est Liberté, Egalité, Fraternité» et que la loi fondamentale se réfère à cet «idéal commun».

«Il découle du principe de fraternité la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national», explique le texte de la décision. Pour permettre au législateur de remédier à l’inconstitutionnalité constatée, le Conseil reporte au 1er décembre 2018 la date d’abrogation des dispositions contestées.

Le texte précise ensuite que cette aide autorisée consiste notamment «à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux […] ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique». Un texte «trop vague» pour les défenseurs des militants, qui permettait de sanctionner l’aide humanitaire de la même façon que la criminalité organisée des filières de passeurs. «En réprimant toute aide apportée à la circulation de l’étranger en situation irrégulière», le Conseil constitutionnel estime que le législateur n’a pas respecté l’équilibre entre «principe de fraternité» et «sauvegarde de l’ordre public».

Il censure donc partiellement l’article L 622-4, sortant du champ des poursuites toute aide humanitaire au «séjour» comme à la «circulation» des migrants. En revanche, «l’aide à l’entrée irrégulière» reste sanctionnée.

Concernant les conditions d’immunité listées dans ce même article, le Conseil constitutionnel émet une «réserve d’interprétation», c’est-à-dire qu’il précise le sens que l’on doit donner au texte: ainsi, l’immunité devrait s’appliquer aux situations énumérées (conseils juridiques, soins médicaux…) mais aussi «à tout autre acte d’aide apporté dans un but humanitaire».

 

(Si ringrazia per l’immagine gli autori e la proprietà del film Agorà, 2009)

 

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